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 Strapping Young Lad: Strapping Young Lad

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scrattt

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MessageSujet: Strapping Young Lad: Strapping Young Lad   Sam 9 Oct - 17:58



La déflagration nommé City venait à peine de se terminer que déjà, sans crier gare, naissait un autre monstre, maculé de taches de sang, sans nom.
De la violence abjecte de City, il n’en reste rien. Ou presque. Prenant la forme d’un Dirt Pride rapide et sans concessions, l’on pouvait entrapercevoir les restes encore fumant de cet album désormais culte. Les riffs de guitares sont là, épais et tranchants comme des lames de rasoir, provoquant un mur sonore, certes moins dense qu’avait pu l’être l’impitoyable cité, mais encore écrasant sur tout l’album. Et ce ne sont pas les premières note de Consequence qui diront le contraire, appuyées par un pilonnage en règle de la double, et par le chant écorché de Devin Townsend. « I see devastation, and I’m ready to BURN ! » Difficile de rester de marbre face à cette phrase répétée en boucle…

Pourtant, alors qu’on pouvait justement s’attendre par la suite à cette dévastation sonore annoncée, ce sont des titres finalement peu encourageant qui nous accueillent. Le temps d’assimiler les quelques minutes au compteur en seulement une écoute, et on s’aperçoit que la flamme s’est éteinte, laissant derrière elle des cendres prenant le nom de Relentless, Rape Song ou Devour assez fades, manquant cruellement de puissance et de hargne.

C’était prévisible. SYL avait laissé toutes ses forces dans City, mené par un Devin Townsend en proie avec sa folie et ses démons. Comment se relever après ça ?

La réponse prend la forme d’un Aftermath étonnant, assez basique sur sa première partie, et partant dans un morceau musical démentiel, alliant puissance et envolées mélodiques d’une intensité rare. Car sur cet album, Devin Townsend souffle un peu, et nous montre son autre face, celle d’un compositeur ayant la capacité d’allier violence et calme avec une perfection remarquable. Si l’on pouvait craindre le pire avec les titres cités plus haut, les autres s’avèrent être des petites perles à elles toutes seules. Je pourrais vous parler du refrain de Force Fed, où Townsend nous démontre (mais avait-il encore quelque chose à prouver) toute l’étendue de ses capacités vocales. Un chant clair hallucinant, prenant, qui se grave en nous pour ne plus en sortir. Je pourrais aussi vous parler de ces nappes de synthés qui parsèment l’album : de cette excellente introduction Dire à Devour, elles sont présentes, par petites touches, témoins des projets solos de Devin qui ne sait plus trop où il en est…Mais surtout, je ne peux pas partir sans écrire quelques lignes sur ce qui est un monument à elle toute seule : j’ai nommé (roulements de tambours !)….Last Minute. Résumant tout le génie de composition du cerveau malade de Devin, ce titre m’a longtemps hanté. D’une montée en puissance hallucinante sous couvert d’une mélodie de guitare répétée plusieurs fois crescendo, elle débouche sur un refrain repris par un chœur de damnés, soutenu par des blasts de fou furieux de Gene Hoglan (qui devait commencer à s’ennuyer un peu…). La perfection ! Tout simplement.

Il est vrai que SYL fait pâle figure aux côtés de son grand frère. Peut-être l’album aux couleurs de sang a-t-il juste eu la malchance de se retrouver coincé entre un City monstrueux et les moult projets solos de Devin Townsend ? Qui sait ce qui peut se passer dans la tête de ce dernier. De toute façon, Alien mettra tout le monde d’accord : Strapping annoncera là son grand retour…et le dernier. Mais c’est une autre histoire.
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